LABORDE-BALEN Louis, DAY Rob - Le Chemin d’Arles.

Laborde Day Arles

Année de parution: 1990
Langue: Français French fr

(FRA. Tarbes, Randonnées Pyrénéennes. 1990) : "vers Saint Jacques de Compostelle" ; le premier guide français sur la Voie d’Arles.

Mis à jour le dimanche 28 janvier 2007
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  • Janvier 2007
    10:25
    LABORDE-BALEN Louis, DAY Rob - Le Chemin d’Arles.
    par Bernard 64

    Louis LABORDE-BALEN

    ... Votre article relatant ma collaboration au premier "Guide pratique du Pèlerin en Espagne".

    À titre seulement informatif, et parce que la part des éditeurs est souvent méconnue, je me permets de vous signaler le rôle décisif d’André Lévy, alors directeur de Randonnées Pyrénéennes, et créateur de sa branche éditoriale.

    D’abord parce qu’il prit un risque : l’objet de "Rando-Py" était "le développement des vallées pyrénéennes par la pratique de la montagne douce". Dès qu’il a eu en main l’ancien petit guide manufacturé de l’abbé Bernès, il vit tout le parti qu’il pourrait en tirer. Mais étendre le domaine pyrénéen jusqu’aux Asturies était d’une audace singulière, qu’il a tentée, et réussie.

    Ensuite, parce que l’idée de constituer une équipe est aussi de lui. Le problème qui se posait était le suivant : la réédition du précieux ouvrage, épuisé, de l’abbé Bernès, demandait, comme vous le démontrez, la remise à plat d’un texte vieux de vingt ans. Mais l’abbé Bernès avait fait ces recherches il y avait bien alors 25 ans, quand il enseignait (je crois) dans ses séminaires espagnols. Il en avait tiré son ouvrage à son retour en Gascogne. Maintenant, il avait 25 ans de plus, la charge de la grosse paroisse de Tillac, et de plus, il était l’organisateur d’un pèlerinage diocésain à Rome. Plus question pour lui de repartir le bâton à la main.

    André Lévy eut donc l’idée de lui associer le grand marcheur qu’était Georges Véron, et le petit marcheur, mais documentaliste dans l’âme que j’étais. Nous ne nous connaissions pas. C’est André Lévy qui nous réunit à Tillac. La réunion ne fut pas piquée de vers, car Véron, agnostique virulent, niait jusqu’à l’existence du Christ. Mais c’est moi qui faisais les commentaires, et, un bon petit armagnac aidant, tout se termina pour la plus grande gloire de l’édition.

    J’associerai à ces souvenirs un cinquième homme, le dessinateur Alain Ricaud qui imagina le pèlerin intemporel de la couverture, reproduit plus tard en poster.

    Quand, un peu plus tard, le même André Lévy prit l’initiative, en coédition avec la FFRP qui n’osait pas risquer des topo-guides sur cette "Via Tolosana" totalement oubliée, de ressusciter le Chemin d’Arles par un autre ouvrage, il fit à nouveau appel à moi pour la partie documentaire (plus la traversée ponctuelle du Béarn que je connaissais bien, étant baliseur) ; j’eus cette fois un partenaire également grand marcheur, mais à la tonalité beaucoup plus spirituelle, l’américain Rob Day, devenu architecte et charpentier toulousain.

    Et cette fois, Alain Ricaud illustra toutes les étapes de ses dessins, jugés plus évocateurs que des clichés. La photo-couleur devait les remplacer par la suite (je l’ai regretté), à mesure que le tourisme s’emparait des voies de pèlerinage.