CALAPRISTI Catherine - Un fauteuil vers Compostelle.

Année de parution: 2005
Langue: Français French fr

(BEL. Bruxelles, Artésis. 2005) : récit d’une handicapée, en chaise roulante, de Louvain à Roncevaux.

Mis à jour le lundi 18 mars 2019
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  • Février 2009
    17:41
    CALAPRISTI Catherine - Un fauteuil vers Compostelle.
    par Bernard 64

    Louvain-La-Neuve "Ce n’est pas parce qu’on est en chaise roulante qu’on n’est pas capable de réaliser des choses et d’entreprendre un tel voyage".

    Christine Calapristi vient de réaliser un bel exploit. "Une simple aventure humaine", préfère-t-elle rectifier. Pourtant, cette ancienne infirmière atteinte d’une myopathie évolutive a démontré qu’il était possible de réaliser les 2.610 kilomètres entre Louvain-la-Neuve et Saint-Jacques de Compostelle en chaise roulante. Une première qui ouvre ainsi une voie pour tous les autres. A découvrir dans son livre "Un fauteuil vers Compostelle", publié aux éditions Artémis.

    "J’ai décidé de ce voyage à un moment de ma vie où je connaissais de gros problèmes de santé, nous raconte la Néolouvaniste. En découvrant un reportage sur ce voyage, j’ai su que c’était maintenant que je devais le faire. Il m’a fallu cependant un an de préparation car je souhaitais pouvoir, en Belgique, compter sur l’aide d’amis. Je ne suis donc pas parti par Nivelles, mais par Namur. Ensuite, j’ai suivi le chemin pris par tous les pèlerins. En présentant ma crédençal, sorte de passeport qui démontre que l’on réalise le voyage et qui ouvre la porte à des logements à meilleur marché".

    A raison de 30 km par jour, grâce à des batteries neuves, par tous les temps, malgré les pneus crevés, et en compagnie de sa chienne Léa qui portait son kit de nourriture, voilà donc Christine Calapristi sur les chemins : "J’étais partie le 1er mai 2003 pour le faire d’une traite, mais peu après la frontière espagnole, après deux mois de voyage, je suis tombée dans un ravin. Sans gravité heureusement, mais j’ai dû rentrer. J’ai refait alors la dernière partie du 20 mai au 20 juin 2005. Et j’ai enfin pu découvrir la cathédrale et suivre la messe !"

    La Compostella en main, elle estime que ce voyage l’a changé : "Je savais que j’étais casse-cou, mais pas à ce point. Cela m’a surtout appris à vivre mon handicap. Et j’ai découvert la solidarité. Au fur et à mesure que j’avançais sur le chemin, ma réputation me précédait. Quand j’avais besoin d’aide, on était là..."

    Jean-Philippe de Vogelaere
    © La Dernière Heure 2005