Poèmes

Dans les Yeux de la Vie

- Rabanal del Camino (Monastère San Gaucelmo)

Dans les yeux de la Vie j’ai pu voir Sa Tendresse ;
Un sourire, une main tendue telle une offrande,
Un instant partagé, une heure de liesse
Le souvenir s’enfuit... la folle sarabande

Des jours m’entraîne à voir plutôt qu’à contempler
D’Agapé la Divine face dans l’aurore
Ardente où son brasier me consume, endiablé ;
Or voici, El Camino se dévoile encore...

- Villadango del Paramo (11 août 2005)

Et l’Ange s’approchait de l’Albe Lumière ;
Ses ailes naissantes frémissaient dans l’azur,
Son coeur devenu pur exprimait la Prière
Mais des liens retenaient sa vie par-delà le mur

Obscur des passions humaines ; or voici
L’or des nations qui s’écoule dans ses peines,
En lui la Paix fleurit, se répand dans ses veines
Comme un Esprit nouveau qui d’un long sommeil sort.

La vie avait jaillit dans l’aride désert
Et les jours s’écoulaient emplis de ces merveilles
Qui peuplent les songes et les chemins diserts.
Or voici qu’en 1001 aurores s’émerveillent

Les fontaines de vie contenues en son coeur ;
Il fût un Pèlerin et trouva le Bonheur,
Dans la simplicité il marchait, solitaire,
Devant l’impiété il préférait se taire.

AGAPé lui offrait de si belles promesses
que les jours de chagrin se muaient en liesses.
Or voici que son pas l’approchait du Retour
Et il connût alors l’abysse de l’Amour...

Car Dieu lui révélait le visage d’un Ange,
Du Paradis enfin son exil si étrange.
Sur la Terre endormie se levait un soleil,
L’humanité louait, attendait Son réveil...

- Santa Maria d’Eunate (29 août 2005) - à Jean, de Toulouse

C’était une chaude journée, comme les autres,
Des ardeurs du chemin de poussière le feu
Rendait la gorge sèche et consumait les pieds.
Mais l’âme vaillante en appelait aux apôtres,
Chantait, louait et proclamait le nom de Dieu
Jusqu’à ne plus sentir si intenses brasiers.

Dans la nuit paraissaient des aurores nouvelles
Emplies de chants d’amour et de bruissements d’ailes ;
L’Invisible Présence hantait l’âme songeuse
Lors se manifestait à l’heure la plus pieuse
Pour révéler des jours, des années de Tendresse,
Une route sans fin à annoncer la liesse

Du Temps Nouveau donné aux Hommes de la Terre
Pour renaître à la Joie et la donner au monde,
Partout tendre la main vers l’éternelle ronde
Liant jeunes et vieux au torrent de la Vie
tandis que s’écoulent la haine et la misère
pour que de honte la fontaine soit tarie.

Et l’Ange peu à peu reconnaissait ses ailes ;
Oignaient son Esprit les vérités éternelles
En qui naissent les Dieux pour donner à demain (deux mains)
Cet espoir qui guérit l’existence cruelle

Et la Foi d’accueillir les présents du Chemin
Pour que l’aube toujours soit une aube nouvelle.

Paix, Joie & Harmonie dans vos p’tits coeurs !

Mis à jour le mardi 3 avril 2018
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