Il arrive que l’on restreigne sa liberté de cheminer, par peur de ne pas trouver à se loger à la fin de l’étape. Cela peut devenir oppressant.

Je suggère de passer une nuit chez soi en dormant à même le sol dans son duvet. On peut éventuellement utiliser un mince tapis de gymnastique. On se rendra compte, qu’au pire, on peut dormir dehors en utilisant ce que l’on emporte dans son sac ; il suffit alors de s’installer près d’un abri : auvent d’église, grange, cabane, abribus grotte… sous lequel se réfugier en cas d’intempérie.

Muverans

pierre40
6 août 2012

Une expérience simple contre la peur.

un sursac peut être utile. C’est un peu de poids supplémentaire, mais ça libère des craintes liées au bivouac "accidentel" par temps humide.

phil72
25 août 2012

Une expérience simple contre la peur.

j’envisage de faire ce pélerinage en vélo et pour le bivouac ça sera avec ma tente dans des campings , justement pour éviter ces désagréments

ehumoana
27 août 2012

Une expérience simple contre la peur.

bonjour
je m’apelle marie-france et je rêve de faire les chemins de compostelle. j’habite a tahiti en Polynésie Française et je prepare un projet de voyage sur 3 semaine, 2 semaine pour les chemins de compostelle et une semaine de visite de lieu saint en France. le projet est pour Juillet 2015, que me conseillez vous, quel parcours ????
combien de km, nous risquons d’être une groupe de 30 personnes max
merci pour vos conseils
marie-france ehumoana

coline
7 août 2012

Une expérience simple contre la peur.

Bonjour,
Je marche seule depuis le Puy, je viens d’arriver à San Domingo, j’ai songé de nombreuses fois à la possibilité de dormir dehors, surtout en pleine matinée lorsque le soleil brille. Je pense que la crainte de dormir dehors n’est pas liée au confort, en tout cas pour moi, mais à des peurs plus irrationnelles, difficile de s’abandonner au sommeil si l’on ne se sent pas totalement en sécurité. Mais je reconnais que c’est une liberté infinie pour cheminer en paix. Donc à tester, mais pas chez soi, plutôt en pleine nature.

Marco 64
8 août 2012

Une expérience simple contre la peur.

Avoir peur de quoi
Avec les beaux jours je mets un lit de camp sous mon avant toit et c’est un régal de dormir dehors, l’air est plus frais, plus vif la bise vous caresse, un régal.
L’inconvenient de coucher en extérieur est la rosée du matin, il faut trouver un abri au dessus, Dans le cas de bivouac le seul risque ce sont les fourmis, ils faut leurs laisser la place. Même en bivouac je n’ai jamais été importuné par un animal.
Bonne nuit

Agnès
17 août 2012

Une expérience simple contre la peur.

Bonjour,

Je suis assez d’accord avec Coline, ne vous en déplaise Messieurs, mais la peur de dormir dehors à plutôt deux jambes que six pattes.... En tant que femme cheminant seule, je n’envisage pas de dormir dehors et pas du tout pour des questions de confort.

GiGi
18 août 2012

Une expérience simple contre la peur.

Bonjour,

Suis d’accord avec Agnès, je préfèrerai rencontrer un "animal" à 4 pattes plutôt qu’à deux, mais c’est toujours les hommes, qui disent "aucun risque, jamais importunés", et pour cause.
Hier j’ai vu aux infos de 13h, 3 gendarmes faisant le chemin, sur l’Aubrac , pour dissuader les éventuelles agressions, donc j’ai supposé que la gendarmerie avait eu "vent" de quelque chose, les pèlerins qu’ils rencontraient , étaient ravis.
Mais , je ne veux pas vous faire peur ;

Alain
19 août 2012

Une expérience simple contre la peur.

C’est plus souvent les hommes qui disent qu’il n’y a pas de risque a dormir dehors, toutefois, la seule personne vraiment agressée gravement que j’ai rencontré sur le chemin était un homme , jeune et vigoureux, il dormait au bord du chemin peu après Punte de la Reina et s’est fait chloroformer et entièrement dépouiller.
Quant a moi je dors régulièrement dehors, mais soit dans des hameaux soit dans des lieux retirés avec beaucoup de discrétion.
Alain

armelle du 64
19 août 2012

Une expérience simple contre la peur.

Je suis d’accord avec Gigi et Agnés . J’ai voyagé seule dans le monde entier mais toujours avec le minimum de risque. Et une femme seule ( n’en déplaise à ces messieurs) abandonnées à dormir à la belle étoile ou à faire la sieste à l’écart du chemin comporte des risques qu’il ne faut pas négliger sans en faire de la parano.
Dans le Quercy je vois : Dolmen à 50m du chemin.
Je fais le détour , et arrivée au Dolmen ,allongé, un homme nu prenait le soleil à coté.
Nous avons été surpris l’un et l’autre et j’ai rigolé intérieurement.
je me redis , pas de parano mais attention.


20 août 2012

Une expérience simple contre la peur.

En ce qui concerne les viols, la plupart sont le fait de familiers : est-ce que pour autant on cesse de fréquenter ses amis et parents ?

Chacun son propre pèlerinage. Si l’on est incapable de bivouaquer, ce n’est pas grave. Il est même recommandé de cheminer selon ses propres capacité. Simplement, il convient de ne pas se dissimuler que l’on manque de débrouillardise en rejetant ses peurs sur la terre entière, ou en dénigrant "les messieurs".

Cette expérience est une simple expérience proposée à qui veut bien. Elle est un premier pas qui permet de se rendre compte que l’on peut dormir en conditions sommaires ; cela permet de marcher sans être obsédé par l’hébergement. Cela reste valable sur les chemins de Compostelle qui sont des itinéraires de randonnée faciles ; en hiver ou en montagne, c’est autre chose.

Muverans

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